Mais pourquoi au juste Manu devrait-il s’excuser ? Car alors que certains passent leurs vies à se chercher un style, lui est né avec et quoi qu’il fasse, il y imprime sa marque. La preuve : sur son 3ème album La Tendresse des Fous, il nous poinçonne l’âme et nous tatoue le coeur. Du style « Da Silva » on dit souvent qu’il est minimaliste, intimiste, mélancolique. Cette voix qui vous chuchote à l’oreille son spleen entêtant et feutré, ces guitares qui brodent leurs mélodies tendres et mutines, on les reconnaît entre toutes pour les croiser très souvent sur la bande F.M.
Intimistes les chansons de Da Silva le sont, mais vouées par ailleurs à caresser la sensibilité d’un large public, à séduire en grand format.
La Tendresse des Fous est un recueil de chansons où la personnalité de Manu Da Silva s’exprime avec une rare profondeur. On y accompagne le chanteur dans une errance implacable et sous un ciel menaçant, embarqué dans un road movie musical où, avec les paysages, défilent les pensées.
LA PRESSE :
« L’homme chante d’un ton pointu des sentiments en demi-teinte. Et si la quasi-intégralité de ces onze chansons nous conte des histoires d’amours défaites, défuntes, voire mort-nées, jamais le chanteur ne se laisse gagner par le dépit. Et ainsi, c’est tout le disque qui glisse en douceur, porté par des mélodies légères, des guitares acoustiques, des cordes généreuses et des cuivres précis. »
Valérie Lehoux. TELERAMA
« Chacune de ses chroniques - étonnamment déployées ici au regard de ce qu’elles peuvent être sur disque- a son envolée, ses apaisements, ses montées d’adrénaline, son frisson. De Ricochets en Fuite, d’une Averse au tonnerre jusqu’à une Route qui voyage jusqu’en Amérique du Sud, les échappées de Da Silva sont belles, baignées de lumières sublimes, et ses incantations antalgiques visent droit au cœur. »
Denis Bonneville. LA MARSEILLAISE
Crédit photo : Richard Dumas






