Il ne s’agit pas d’une pièce pour danseurs noirs ou d’origine africaine résidant en France mais une parole donnée à l’Afrique où il est fait état, avec subtilité, de la rencontre entre deux cultures à travers le prisme d’un spectacle chorégraphique conçu « à la française ».
« Nous ne nous étions jamais vus et pourtant nous nous sommes donnés rendez-vous à Yopougon, dans les quartiers pauvres tout près d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Nous avons chacun de notre côté donné et reçu, partagé. Il s’agit pour moi de mon premier rendez-vous en Afrique. Je n’avais jamais eu l’occasion de travailler avec des danseurs du continent africain. Aucun d’entre eux n’avaient croisé un danseur ou un chorégraphe venu d’Europe.
Il y a eu des sourires, beaucoup de passion, un peu de magie, parfois quelques mystères insolubles, une écoute au-delà des mots mais aussi et surtout un choc des cultures dont certains éclats sont générateurs de sens. A nous de nous en saisir. »
Hervé Koubi
Crédit photo : Olivier Soulier






