Trucmuche Compagnie est venue en résidence à la salle Juliette Gréco au mois de mai 2011 pour travailler sur cette nouvelle création.
Il y a comme une odeur de putasserie dans l’air qui se propage un peu partout, un goût prononcé pour l’artifice, l’inconséquent, le sexy, le vulgaire. Pas d’autre destination que le divertissement dénué de sens, racoleur et abrutissant.
De là est née l’envie de cette pièce. Une envie de plonger dans toute cette cochonnaille. Une envie de donner du corps à manger jusqu’à l’écœurement. Une envie d’explorer le mouvement vidé de son sens au profit d’une certaine idée de la beauté, un mouvement démagogique. Une envie d’explorer la compromission, le mensonge, qui met nos corps aux enchères, nous déshumanise, nous transforme en VRP.
Cette pièce pourrait être une foire aux bestiaux, crue et frontale. Un spectacle d’anticipation, au même titre que les romans du même genre. Il va s’agir de tirer le fil d’une réalité jusqu’à un paroxysme drôle et inquiétant.
Drôle parce qu’il semble irréalisable, inquiétant parce que finalement il ne l’est pas tant que ça.






